FESTIVAL NATIONAL DE LA MUSIQUE ANDALOUSE SANAÂ

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HOMMAGE

LE FESTIVAL REND HOMMAGE A CHEIKH SID AHMED SERRI
Les doigts de lumière

Abdelghani Belkaïd Ahmed portait en lui une lumière ; une lumière qu’il a dispensée avec affection, générosité et sans réserve à tous ceux qui l’avaient côtoyé, sa vie durant, artistes, chanteurs, disciples et autres amis. C’est dans la discrétion qu’il oeuvrait, à l’ombre de ceux-ci et de ceux-là. Soldat discret de l’ombre, cette ombre qui révèle la lumière. Paradoxe de la vie dans laquelle l’entité matérielle n’est que le reflet de la réelle substance. Il était cette substance dont parfois, parce que voilée, nous ne soupçonnions pas l’existence mais que, néanmoins, nous sentions, à travers le reflet à qui elle donnait vie.

Je n’ai pas eu le bonheur de bien le connaître, ni de bénéficier de son art pour grandir davantage dans cette si difficile voie du savoir des muses andalouses mais ô ! combien prodigieuse et enivrante. Néanmoins, je reconnais en lui ce grand virtuose qu’il fut. Mais qui suis-je pour m’arroger le droit de reconnaître ou non des qualités et de les attribuer aux uns et aux autres ? Ces autres ? Ces êtres qui ont été le réceptacle d’un rayon de lumière, ces « êtres de lumière », comme il me plaît de les qualifier et dont Abdelghani Belkaïd Ahmed faisait partie. Cette lumière s’est tue ici bas, il y a tout juste trois ans, presque jour pour jour ; néanmoins « Ithrane »

qu’elle est, elle s’est élevée dans le firmament pour mieux être perçue par tous et continuer pour notre bonheur de nous éclairer tout en nous transmettant le message du savoir mémoriel.

Société des concerts du Conservatoire (vers 1964) De G à D : 1) Mahmoud Messekdji – Mohamed Bahar - 3) Said Azgui – 4) Boujemaa Fergane – 5) Aice Fitoussi - 6) Abdelhak Kechkoul – 7) Mamad Benchaouche -8) Med Mazouni – 9) Abdelgani Belkaid Ahmed – 10 Sid Ahmed Serri – 11) Mustapha Kasdali – 12) Mehamsadji Abdelkrim – 13) Hamidou Djaïdir – 14) Mustapha Bahar – 15) Med Bakkour – 16) Abderahman Zemirli – 17) Benrezoug Abdelkader – 18) Mabrouk Rahma – 19) El Hadj Medjbeur

Son art et son savoir consacrés aujourd’hui sont le résultat d’un long cheminement qu’il a acquis avec abnégation et intelligence. Deux concepts, deux représentations, au mieux juxtaposés, ont été réunis par Abdelghani Belkaïd. Il s’agit du savoir musical séculaire cher à Cheikh Sfindja et autres Benteffahi, auquel a été prodigué un autre habillage instrumental, mieux adapté aux exigences d’une société qui s’élève à la lumière et à la liberté. Une sorte de synthèse entre le jeu traditionnel et la technique moderne exigée pour la maîtrise du violon, qui est son instrument de prédilection. C’est lui qui introduira à la sanâa ce jeu si particulier dit du «démanché», technique qui consiste à déplacer la main gauche sur le manche du violon, ce qui lui permet d’atteindre des notes plus aiguës. C’est lui qui parlait également de ces positions multiples, au nombre de quatorze, qui caractérisent le jeu du violon, alors que le jeu des anciens ne comprenait qu’une seule position. C’est également lui qui usait, sans abuser, de cette technique dite du «glissando» mais également d’un jeu dit «d’accord», de manière subtile, avec finesse et légèreté. Sous ses doigts, le violon (la kamendja) s’anime, les mélodies prennent vie et nous communiquent leur vitalité. Les partitions sont les mêmes, mais elles sont différentes.

Abdelghani Belkaïd aura ainsi ouvert une autre voie qui complète, sans le dénaturer, le jeu traditionnel du violon. Cette voie est aujourd’hui largement consacrée et suivie par les nouveaux talents. Mais une chose est certaine, elle demeure celle ouverte par les « doigts de lumière » du Cheikh Abdelghani Belkaïd Ahmed.

Par Nour-eddine Saoudi
Musicien, compositeur, interprète de musique andalouse 
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